
Les plus beaux récits sont parfois tirés des pages les plus sombres de l’Histoire. Avec le temps, ils acquièrent ce statut et s’inscrivent dans le patrimoine immatériel universel : la mémoire. Il en est ainsi pour le drame de Créac’h Burguy. Le 8 août 1944, sept hommes sont rassemblés dans le village puis abattus par des SS allemands. Depuis, le souvenir demeure ; auprès des familles des disparus, des témoins du massacre, du lieu-dit, de la commune, du département.
Si le patrimoine architectural de Guipavas, détruit en partie pendant la seconde guerre mondiale, ne demeure dans l’inconscient collectif que sur des clichés, le souvenir du 8 août 1944 est palpable. L’oralité, l’image pouvaient lui donner du relief.
Au détour d’une belle rencontre, TV Résidences a suggéré aux élus guipavasiens la réalisation d’un film autour d’une « belle histoire ». Les dés étaient lancés. L’exercice était pourtant périlleux. Il ne s’agissait pas de réaliser une reconstitution mais de recueillir les témoignages de celles et ceux qui avaient vécu, entendu, lu les événements. L’émotion de tous était intense.
Dimanche 17 janvier, pour la projection du film, dans une salle de l’Alizé pleine comme un œuf, Créac’h Burguy s’est rappelé au devoir de mémoire de tous...